Detroit

War in the Detroit River Corridor and Southwestern Upper Canada, 1812-1814

1. Map of Detroit River and Vicinity, 1869_Archives of Ontario

Map of Detroit River and Vicinity, 1869. Image courtesy of Archives of Ontario.

In late June 1812, American Brigadier-General William Hull moved toward Detroit with a force of 2,000 regular soldiers and militia. He invaded Canada on July 12 at Sandwich, and planned to take Fort Malden at Amherstburg before moving further east. Hull issued a proclamation to the Canadian inhabitants warning them not to take up arms against their American invaders, and awaited the construction of wheeled carriages for his cannons with which to attack Fort Malden. However, the ship on which his men, supplies and important papers were being transported to Detroit had been captured by the British on July 3, and Major-General Sir Isaac Brock, the brilliant commander of the Upper Canadian forces, was able to learn of Hull’s plans.

Brock immediately ordered Captain Roberts, who was stationed at Fort St. Joseph on St. Joseph Island in Georgian Bay, to attack the nearby American Fort Michilimackinac, on Mackinac Island where Lakes Huron and Michigan meet. He handily accomplished this goal in a bloodless takeover on July 17. Brock, who also held the position of top administrator of Upper Canada, had to remain at York to meet with the legislature, but right after this meeting, on August 7, he hurried to Amherstburg with his forces, stopping first at the Grand River to meet with the Six Nations and gain their support in the War. As Brock approached Amherstburg, a force sent by Hull to escort supplies was again ambushed by British soldiers, militia and warriors under Tecumseh, the great Shawnee chief. A timid and fearful Hull ordered the rest of his army back to Detroit on August 11.

At Amherstburg, Brock met with Tecumseh and other officers and Native chiefs and planned an attack on Detroit. He first demanded Hull’s surrender. After this was rejected, cannons began firing on Fort Detroit from Sandwich across the river and then, on August 16, Brock led 330 regulars, 400 militia and about 600 Native warriors and landed at Detroit. The Americans thought that 2000-3000 Natives were about to attack because Tecumseh had cleverly marched the same 600 through the clearing three times. Hull raised the white flag of surrender without a fight. The shocked British had now just acquired the fort, 2200 troops, 35 cannons, a huge supply of muskets, rifles, ammunition and the entire Michigan territory!

3. Tecumseh Monument_Smardz Frost

Tecumseh Monument. Image courtesy of Karolyn Smardz Frost.

Naturally, Brock’s and Tecumseh’s victory at Detroit was an enormous boost to the morale of the British and Canadian forces, as well as that of the Upper Canadian population. The Six Nations also decided to drop their neutrality and aid the British in the next phase of the War. After the humiliation of Detroit, the Americans were determined to recapture it and invade Upper Canada once again. The first battle of 1813 took place in January as 6000 Americans under Brigadier-General William Harrison marched towards Detroit. An advanced guard captured Frenchtown (now Monroe, Michigan) but the British recaptured it, taking 500 prisoners and killing 400. Harrison retreated up the Maumee River. Later that year, however, the Americans gained the upper hand.

On September 10, in the Battle of Lake Erie, also known as the Battle of Put-in-Bay, the US Navy and nine vessels captured six British vessels and gained control of Lake Erie for the balance of the War. With his link to the east cut, Colonel Henry Proctor, who had been in charge of Fort Malden, destroyed the military works at Detroit and Amherstburg and retreated toward Burlington with 1000 men. This is where General John Vincent was stationed with his forces. However, Harrison pursued them with 3500 men and 250 Native allies from the Ohio country. A short but fierce battle ensued at Moraviantown on October 5, where Tecumseh was killed and Proctor escaped. With this, the Americans regained control of Michigan and most of southwestern Upper Canada. And with the death of Tecumseh, the dream of an independent Native homeland effectively ended.

The United States maintained control of most of southwestern Upper Canada and all of Lake Erie for the remainder of the War. They did attempt to regain Fort Michilimackinac, but this failed when a much smaller British and Upper Canadian force withstood the attack on August 4. One month later, the British captured two American schooners attempting to blockade the island, thus retaining control of the northern region and Britain’s supply route from Montreal to her Native allies in the Mississippi region. When the Treaty of Ghent was signed on December 24, 1814, the Americans held onto Detroit and the Michigan Territory and ended their occupation of southwestern Upper Canada.

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La guerre du corridor de la rivière Détroit et du sud-ouest du Haut-Canada, 1812-1814 

À la fin juin 1812, le brigadier-général William Hull s’est dirigé vers Détroit avec une force de 2 000 soldats réguliers et miliciens. Il a envahi le Canada le 12 juillet à partir de Sandwich, et il prévoyait prendre le Fort Malden à Amherstburg avant de poursuivre vers l’est. Hull a émis une proclamation devant les citoyens canadiens les avertissant de ne pas prendre les armes contre l’envahisseur américain et d’attendre la construction des carrioles transportant les canons avec lesquels ils attaqueront le Fort Malden. Toutefois, le navire dans lequel les hommes, le matériel et d’importants documents étaient transportés vers Détroit a été capturé par les Britanniques le 3 juillet, et le major-général Sir Isaac Brock, le brillant commandant des forces du Haut-Canada, a appris quels étaient les plans de Hull.

Brock a immédiatement ordonné au capitaine Roberts, qui était stationné à Fort St Joseph sur l’île Saint-Joseph dans la Baie Géorgienne, d’attaquer les Américains près du Fort Michilimackinac, sur l’île Mackinac où les lacs Huron et Michigan se rencontrent. Il a mené l’attaque avec succès le 17 juillet sans qu’une goutte de sang soit versée. Brock, qui occupait également le poste d’administrateur en chef du Haut-Canada, était demeuré dans l’assemblée législative, mais après cette réunion le 7 août, il s’est précipité à Amherstburg avec ses troupes, s’arrêtant d’abord à la rivière Grande pour rencontrer six Premières nations afin de leur demander un soutien militaire. Alors que Brock s’approchait d’Amherstburg, une force envoyée par Hull pour escorter le matériel a été prise dans une embuscade  menée par les soldats britanniques, les miliciens et les guerriers sous le commandement de Tecumseh, le grand chef Shawnee. Hull a timidement et craintivement ordonné au reste de son armée de retourner à Détroit le 11 août.  

2. Proclamation of War_Library of Congress rbpe 22800800

Proclamation of War. Image courtesy of the Library of Congress, rbpe 22800800.

À Amherstburg, Brock a rencontré Tecumseh et d’autres officiers et chefs de Premières nations pour planifier l’attaque de Détroit. Il a d’abord demandé la capitulation de Hull. Après que cette demande ait été rejetée, les canons ont tiré sur le fort de Détroit à partir de Sandwich sur l’autre rive de la rivière et puis, le 16 août, Brock a dirigé 330 soldats réguliers, 400 miliciens et 600 guerriers autochtones qui débarqueront à Détroit. Les Américains s’attendaient à ce que 2 000 à 3 000 guerriers autochtones les attaquent puisque Tecumseh avait judicieusement déplacé les mêmes 600 hommes dans cette clairière à trois reprises. Hull a hissé le drapeau blanc, capitulant sans résistance. Les Britannique choqués ont non seulement capturé le fort, 2 200 hommes, 35 canons, une grande quantité de fusils, de carabines et de munitions, mais ils ont capturé l’ensemble du territoire du Michigan!

Naturellement, la victoire de Brock et Tecumseh à Détroit a grandement remonté le moral des forces britanniques et canadiennes tout comme celui de la population du Haut-Canada. Les six Premières nations ont également décidé de ne pas demeurer neutres et d’offrir leur aide aux Britanniques pour la prochaine phase de la guerre. Après l’humiliation subie à Détroit, les Américains étaient déterminés à reprendre Détroit et envahir le Haut-Canada une fois de plus. La première bataille en 1813 s’est déroulée en janvier où 6 000 Américains sous le commandement du brigadier-général William Harrison ont marché vers Détroit. Des éclaireurs ont capturé Frenchtown (maintenant Monroe au Michigan), mais les Britanniques ont repris le contrôle de Frenchtown, faisant 500 prisonniers et tuant 400 hommes. Harrison a battu en retraite à la rivière Maumee. Plus tard cette année-là, les Américains ont repris le dessus.  

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“View of Amherstburg, 1813” by Margaret Reynolds. Image courtesy of Parks Canada.

Lors de la bataille du lac Érie le 10 septembre, également connue comme la bataille Put-in-Bay, la marine américaine forte de neuf navires a capturé six navires britanniques et a saisi le contrôle du lac Érie pour le reste de la durée de la guerre. Ayant accès au passage est, le colonel Henry Proctor, qui était responsable du Fort Malden, a détruit les ouvrages militaires à Détroit et Amherstburg pour ensuite battre retraite à Burlington avec 1 000 hommes. C’est là que le général John Vincent était stationné avec ses troupes. Cependant, Harrison les a poursuivis avec ses 3 500 hommes et 250 alliés autochtones à partir du comté d’Ohio. Une brève mais féroce bataille s’en est suivie à Moraviantown le 5 octobre au cours de laquelle Tecumseh a été tué et Proctor s’est enfui. Ainsi, les Américains ont repris le contrôle du Michigan et de la majeure partie du territoire sud-ouest du Haut-Canada. Et, avec la mort de Tecumseh, le rêve d’un État autochtone s’éteignait à jamais.

Les États-Unis ont maintenu le contrôle de la majorité du territoire sud-ouest du Haut-Canada et de la totalité de la région du lac Érie pour le reste de la durée de la guerre. Les Américains ont tenté de reprendre le Fort Michilimackinac, mais ont échoué lorsque les forces britanniques et canadiennes inférieures en nombre ont repoussé l’attaque le 4 août. Un mois plus tard, les Britanniques ont capturé deux goélettes américaines tentant un blocus de l’île, conservant ainsi le contrôle de la région nord et de la route de ravitaillement qu’empruntaient les Britanniques entre Montréal et ses alliés autochtones dans la région du Mississippi. À la signature du Traité de Gand le 24 décembre 1814, les Américains contrôlaient les territoires de Détroit et du Michigan et ont mis fin à leur occupation du territoire sud-ouest du Haut-Canada.

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