John Baker

When John Baker died in 1871, he was known as the last surviving person to have been enslaved in both Lower Canada (Quebec) and Upper Canada (Ontario). He was born in the 1760s to an enslaved woman of African descent and a free man of German descent. Because his mother was enslaved, so was he. His owner, Major John Gray, had served the British during the American Revolutionary War and then settled in New Johnstown, Upper Canada (present-day Cornwall). As United Empire Loyalists, the family was entitled to a large land grant and they were able to bring along their slave property, which included John, his brother Simon, and their mother Dorinda.

When Major Gray died, John and his family were left to Robert Gray, the major’s only son. John and Simon served as personal servants to these gentlemen. In 1804, Simon accompanied Robert Gray on a voyage on Lake Ontario. Sadly, the ship they were aboard went down in a storm and both men drowned. Robert Gray’s will granted John Baker and his mother their freedom, along with some money and for John, 100 acres of land.

104th Flag

104th Flag.

Now a free man, John decided to join the British army. He enlisted with the New Brunswick Fencibles (the 104th Regiment of Foot) who were in York looking for recruits. He became part of a “pioneer unit,” made up entirely of Black soldiers. This unit cleared roads, built bridges, and repaired entrenchments and fortifications.

During the War of 1812, John’s regiment was called upon to defend Upper Canada. The regiment took part in the raid on Sackets Harbor in New York. They also fought in the Battle of Chippawa, the Battle of Lundy’s Lane, and the siege of Fort Erie. John was wounded in battle but recovered, and when the war was over, went on to serve in another British regiment, going overseas to fight Napoleon in the Battle of Waterloo.

Encampment of the Loyalists in Johnstown

Encampment of the Loyalists in Johnstown, by J. R. Simpson. Image courtesy of the Archives of Ontario, RG 2-344-0-0-89.

Upon returning home, he reunited with his family and settled near Cornwall. He worked as a general labourer and enjoyed wood carving as a hobby. He did not receive his war pension until 1861 – forty-five years after the end of his military service. By this time he was in his late eighties. His pension gave him one shilling sterling per day until the day he died, some nine years later.

He was interviewed in 1868 by a lawyer in Toronto who was curious about his life story. His account has provided us with many details of his long life: from enslavement to freedom, from servant to soldier, and from veteran to community elder. John Baker’s intriguing tale should not be forgotten.

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John Baker

Quand John Baker est décédé en 1871, on disait qu’il était la dernière personne à avoir été un esclave au Bas-Canada (Québec) et au Haut-Canada (Ontario). Il est né dans les années 1760 d’une mère esclave de descendance africaine et d’un homme libre de descendance allemande. Étant donné que sa mère était une esclave, il l’était aussi. Son propriétaire, le major John Gray, a servi du côté britannique au cours de la guerre de l’Indépendance américaine et s’est ensuite établi à New Johnstown dans le Haut-Canada (maintenant Cornwall). À titre de Loyalistes de l’Empire-Uni, sa famille avait droit à une grande concession de terre et a pu emporter avec elle les esclaves qu’elle possédait, incluant John, son frère Simon et leur mère Dorinda.

Lorsque le major Gray est décédé, John et sa famille ont été légués à Robert Gray, le seul fils du major. John et Simon avait été les serviteurs personnels de ces gentilshommes. En 1804, Simon a accompagné Robert Gray lors d’un voyage sur le lac Ontario. Malheureusement, le navire sur lequel il voyageait a sombré pendant une tempête et les deux hommes se sont noyés. Le testament de Robert Gray accordait la liberté à John Baker et à sa mère, de même que quelques livres sterling à John et 100 acres de terre.  

Enfin libre, John a décidé de se joindre à l’armée britannique. Il s’est enrôlé dans les Fencibles du Nouveau-Brunswick (le 104e Régiment de Fantassins) venus à York recruter des hommes. John est devenu membre de « l’escouade des pionniers » composée entièrement de soldats noirs. Cette escouade déblayait les routes, construisait des ponts et réparait les retranchements et les fortifications.

1812 Lundys 986.P.117 104th Regiment of foot shako plate

104th Regiment of Foot shako plate. Image courtesy of the Niagara Falls History Museum, 986.P.117.

Pendant la Guerre de 1812, on a fait appel au régiment de John pour défendre le Haut-Canada. Le régiment a participé à l’incursion dans Sackets Harbor à New York. Il a également combattu dans la bataille de Chippewa, la bataille de Lundy’s Lane et au siège de Fort Erie. John a été blessé au combat, mais il s’en est remis et, à la fin de la guerre, il s’est engagé dans un autre régiment britannique qui se rendait outre-mer pour participer à la bataille de Waterloo.

Lorsqu’il est rentré chez lui, John a rejoint sa famille et s’est installé près de Cornwall. Il a travaillé comme manœuvre général et a adopté la sculpture sur bois comme violon d’Ingres. Ce n’est qu’en 1861 – quarante-cinq ans après la fin de son service militaire – qu’il a reçu sa pension de guerre. Il s’agissait d’une pension d’un shilling sterling par jour jusqu’à sa mort, qui a eu lieu quelque neuf ans plus tard.  

Un avocat de Toronto l’a interviewé en 1868 parce qu’il était curieux de connaître son histoire. Ce compte-rendu nous a fourni beaucoup de détails sur sa longue vie : de l’esclavage à la vie d’homme libre, de serviteur à soldat et de vétéran à un aîné au sein de sa communauté. Nous ne devons pas oublier ce récit étonnant de la vie de John Baker.

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